L'appel a sonné

 

"C'est l'heure. L'appel a sonné.
C'est la fin d'un monde, c'est l'évidence, sous nos yeux, c'est là, ça défile. 
Mais ce n'est même pas cela l'important, que ça meurt, ce monde là.
Pourquoi serions-nous triste hein ? C'est comme la fin d'un film, c'est pareil. 
On peut rester un peu dans l'ambiance quelques jours, ou en sortir de suite. 
Selon ce qui a vibré en nous. On peut refaire l'histoire encore et encore, se repasser le film devant l'écran de notre conscience, faire vibrer nos sensations, faire tourbillonner nos sentiments. 
On peut faire ce que l'on veut.

Je crois que j'ai eu ma dose. Oui, c'est bon, j'ai fais le tour.
Un peu de lassitude et de fatigue m'ont fais plié à mes dernières résistances. 
(sourires)
Il y a eu de tout. J'avoue, j'ai aimé et... j'ai détesté vivre ça.
J'en rigole. 
Quelle aventure ! En fait, non, j'ai tout aimé au final, même le pire.
C'est fou cette histoire d'incarnation, d'enfermement, de présence éternelle, d'absolu.
C'est fou cette expérience de dualité jusqu'où ça nous a conduit.
Croire à tout ça mais c'est dingue, ça fais longtemps que ça dure en plus ! 
Nous n'écoutons pas, nous n'écoutons personne. Ceux qui ont parlé avant nous, ce qui sont passés avant nous, ils ont été nombreux à éclairer. Et notre cœur là dedans, et notre corps, ça parle tellement ici. Mais c'est vrai, il faut lire entre les lignes, l'information doit se capter intimement, amoureusement, tendrement. C'est un acte de courage d'écouter, un acte d'amour.

Wow, tellement, tellement de voiles ont été placé devant nos yeux. 
Mais ils vont être enlevés ces voiles, oui. Aujourd'hui, demain, les prochains mois. Tout cela va sauter. Le dôme entier va sauter.

Rions-en, c'est tellement fou. Comment avons-nous pu autant douter de nous, de notre beauté, de notre force, de notre essence.

Mais ça y est, c'est maintenant. Je le sens tellement, là, au creux de mon cœur. 
Le chant des baleines, l'appel des eaux, le feu du ciel, les cris de la Terre. 
Tout est là. Tout est présent. Là maintenant. 
Comme dans Avatar à la fin, quand il dit « quand c'est sa fête, il faut être à l'heure ».
Eh bien, C'est l'heure.
Pourtant, je ne vois rien, ni de Christ, ni de Marie, ni d'icône, aucune forme archangélique ou lumineuse, pas de manifestations exceptionnelles. 
En fait, c'est exceptionnellement calme et paisible.
Sans forme, neutre et joyeux tellement c'est simple. 
Mais depuis l'espace de mon cœur, c'est si vaste, si vibrant, si pénétrant. ça peut aller partout, tout embrasser, tout apaiser.

J'espère que nous serons nombreux à le vivre, partager cette joie ensemble, quelle fête. Car l'heure est à tous. Même si vous doutez, même si vous découragez, même si.. 
Faites acte de courage, reconnaissez-vous, murmurez-vous le. "C'est maintenant, c'est ta chance, c'est l'heure"

sourires

Pour ma part, 
Je tire ma révérence, je me retire de l’éphémère.
Je referme le livre de l'illusion.
Merci pour tout. 
Pour toutes ces rencontres, ces émotions, ces exaltations, ses passions
merci pour cette histoire folle, ses rebondissements, ses surprises
Le temps de réaliser tout ça, c'est vrai ce n'est pas évident pour tout le monde
La colère, le désespoir, l'ennui, l'espoir. 
Le yoyo émotionnel et ce mental, ce putain de mental.
Quel temps ça prends d'ouvrir les yeux. De réaliser, de démêler, discerner.
Chacun doit tracer le sillon de sa vérité, de sa reliance à la source.
Ça c'est la part de chacun. Notre singularité aussi nous le demande.

Quelque chose se dissous, cela fait plusieurs mois déjà et je ne peux plus refuser, reculer.
Ça n'en fini plus de s'effondrer, de laisser place à une espèce de présence, de lumière.
C'est une sorte de translation, de dissolution. Je ne comprends pas plus, je le vis, j'observe. Je me laisse faire.
Les lignes de temps tu sais, elles n'existent plus après, le jour, la nuit, tu ne sais plus très bien si tu dors ou pas. Tu ne sais plus trop quel jour quelle année, ton âge, ce que tu as fais la veille, la semaine dernière. Tu ne sais plus. Tu t'enfonces dans l'éternel présent, dans le vide absolu. Ça se fait en douceur, pas de panique. Tu n'as pas le temps d'avoir peur. C'est parfois inconfortable, parfois complètement extatique. Tu ne peux pas accélérer, contrôler, prendre part avec ta personne. Justement c'est dire au revoir à la personne pour se diluer, sans temps, ni espace;
Ça se fait voilà tout.

C'est quand ça lâche dans le corps, ça oui, ça lâche jusque dans les os. Toutes les tensions, générés par les croyances, les conditionnements, les peurs, etc, etc, ça doit lâcher dans le corps. Voilà ce qui peut aider, faire lâcher le corps, accompagner le corps à cette translation. 
C'est tout ce que je vous souhaite, de le vivre maintenant, consciemment, sensoriellement
C'est pas rien comme expérience, c'est tout en fait, 
c'est notre destination.
Où ça nous mène cet abandon, dans l'absolu, dans le rien, dans la plénitude éternelle, notre maison.
Retrouvons-nous dans cet océan d'amour où la souffrance n'est plus, ou la séparation n'est plus, ou la mort n'est plus. Où nous réaliserons que tout cela n'était qu'un rêve. "

Extrait - Auteur Emilie Labourdette

 

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